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Grands Dé-lir(e)-iums

--------------------------------------------------------------------------textes, petits textes-----------------------------------

Publié le 1 mai 2008

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Publié le 1 mai 2008

Enivrant muguet
Déposé
Sur mon palier.
Silencieusement.

Publié le 1 mai 2008

Printemps de mai
Bouteilles ouvertes
Pelouses en fête…
Temps arrêté.

Petite histoire de fenêtre (27/10/07)

Publié le 27 octobre 2007

Lorsque tu pars d’ici,
Que tu t’en vas,
Pour n’importe où…
Je te regarde souvent
T’éloigner
Par la fenêtre.

Lorsque je pars d’ici,
Que je m’en vais,
Pour n’importe où…
Je regarde souvent
Vers la fenêtre,
Mais je ne t’y vois pas.

Alors j’ai cessé mes œillettes
Par la fenêtre
Quand tu t’en vas,
Car je ne veux plus être
Le seul qui guette
S’éloigner la silhouette.

Mais avec tous ces petits poids,
Finies les robes et les chaussettes
Finie la fête
L’amour s’en va,
Loin des fenêtres !

(27/10/07)

Publié le 27 octobre 2007

Sur le sol
Sont échoués
Des pétales fanés,

Dans nos grolles
Délavées
Notre amour étouffé.

Je n’ai pas de terre. Nulle part n’est chez moi. (12/07/06)

Publié le 12 juillet 2006

Je n’ai pas de terre. Nulle part n’est chez moi.
Mon foyer, où qu’il soit, est ma seule demeure.
Je ne fais parti d’aucune population parce que je ne me reconnais dans aucune d’elle.
Je me sens un peu étranger partout. Et je sais qu’il ne m’est pas nécessaire de voyager car partout je resterai un étranger.
Je viens d’une civilisation inconnue et sans doute inexistante. Ou bien existante seulement dans l’imaginaire.
Je n’ai que 26 ans, je pense être encore frais, mais j’ai traversé les âges, rejeté les dictats des religions et des morales, repoussé les limites de mes certitudes dans les abysses du doute et du scepticisme ; et, mis en place ma propre réflexion.
Je m’instruis et je cultive comme des magnifiques fleurs les innocences et jeux de l’enfance, sans rejeter pour autant l’adulte que je deviens.
Je me suis sexuellement libéré, battu pour ne pas tomber dans la dépression, contre les crises d‘angoisse, pour continuer à désirer et à m’émerveiller ; mais aussi pour accepter d’être fragile et mélancolique.
Je me suis affûté une lucidité implacable et terrifiante sur le monde dans lequel nous vivons, et me suis libéré du totalitarisme matérialiste qu’on nous impose avec violence.
Je peux me vanter d’être encore en colère, parce que non résigné.

Je suis un être libre, et chaque jour un peu plus.

Il n’y a de liberté, de totale liberté, que dans la création.

23 Mars 2006

Publié le 2 juillet 2006

Lorsque les ciels crasseux cesseront de pisser
Leurs bruinasses et pluies, de tristesse infestées
Que les brûlants froids s’épuiseront de fouetter
Les visages bouffis et lèvres crevassées

Mes strates de loques, à terre je déposerai
Et nu danserai, le printemps pour cavalier…

Le semeur de courges (23/12/04)

Publié le 1 juillet 2006

Au dessus de la terre labourée, il astiquait son membre pour nourrir le sol qui lui donnera de beaux légumes à la fin de l’été prochain.
Que des courges il sèmera.
Il aimait les regarder grandir, les cueillir, les caresser, les cuisiner et les manger.
Il déversa bientôt son épais jus, s’agenouilla et frotta le foutre sur et dans la terre tout en pensant aux futurs plaisirs gustatifs qu’il éprouverait en les mangeant.

Histoire de plume (23/12/04)

Publié le 1 juillet 2006

Une plume d’oie semble m’avoir choisi pour venir couver.
Dans ma chevelure, elle a fait son nid.
Elle me parle de temps en temps mais le plus dérangeant, ce sont les coups de bec.
Cela fait assez mal. Elle pince fort cette petite garce !
Aussi il m’arrive quelquefois de prendre ma plume et de la tremper dans l’encre, afin de lui obstruer la bouche, ce qui l’empêche bien évidemment de m’attaquer.
Et même si nos rapports sont souvent compliqués, je pense que l’on s’aime assez, ma petite plume et moi.

8 Août 2004

Publié le 1 juillet 2006

Pourquoi éteindre ?
La lumière est déjà éteinte, ici tout est noir…

Enfin presque.

La lune veille paisiblement, sempiternellement,
Semblable à elle-même.

Quelques variations…

Une partition jouée par un violoniste
Une fleur, le bruit d’un ruisseau,
Celui d’un oiseau.

L’alcool enivre.

L’oiseau s’envole vers la lune ; La lune se couche dans le ruisseau.
L’Homme s’allonge dans le ruisseau, la lune, la fleur et regarde l’oiseau s’éloigner.

Les violons s‘envolent et disparaissent…