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Grands Dé-lir(e)-iums

--------------------------------------------------------------------------textes, petits textes-----------------------------------

Petite fuite (30/04/04)

Publié le 1 juillet 2006

La pluie sur le zinc, moi en dessous…
Les gouttes abondantes s’éclatent bruyamment sur le métal
Et me font perdre la raison.

Éclatements dans mon crâne…
Les lourds cliquetis martèlent dans ma tête…

La pièce se remplit d’eau,
Je flotte sur le matelas.

L’arrosage sauvage gonfle ma cervelle telle une éponge.
Absorbe chienne !
Puis-je te presserai de ma puissante main pour t’extraire la pisse des dieux.
Au dessus de ma bouche
Je ferai couler le jus au fond de ma gorge…

Je m’hydrate enfin.

Et je te pisserai dessus à mon tour
Petite chienne de cervelle ramollie,
Qui plus tard ne sera que bonne
A jeter aux égouts vert-de-gris.

Parano légère (30/04/04)

Publié le 1 juillet 2006

Une main dans un revers,
Un homme sort un revolver.
Des ricanements dans la rue,
Des connes qui me crachent dessus.
Et là où l’on échange des dossiers
Un complot international se crée.

Je saute sur l’homme,
Un poing dans la gueule,
Lui arrache son flingue.
” A terre les putes !
Faites gaffe, j’suis paranoïaque !”
Un coup de pied bien placé
Et je récupère les fichiers…

Mon monde est sauvé.

Je rentre à la maison
Et découvre stupéfait
Que mon chat a volé
Tous mes crayons !
Heureusement,
Les voisins ne feront pas exploser,
Au gaz,
L’immeuble ce soir.
Merci et bonsoir.

Reflets (août 2004)

Publié le 1 juillet 2006

Toute source lumineuse reflétée dans une surface brillante donne une profondeur au même titre qu’une glace mais en plus flou, plus abstrait…
Profondeur proche du rêve. Une autre réalité dans la Réalité… Un échappatoir pour la pensée. Plus loin que la surface.
Les yeux ne se placent pas de la même manière suivant que l’on regarde la surface ou le reflet, comme dans les livres d’hollusions,
basés d’ailleurs sur l’écartement des yeux.
Et sur la table du bar, enfin plus loin que la table du bar, il y a un chemin bordé par des lumières ou, piste d’atterissage.
Et comme dans les livres cités plus haut, l’image n’est pas “touchable tactilement” puisqu’en dessous, plus profond que la surface.
Et plus vous fixez cette image, plus vous plongez en elle. Tout le reste autour disparaît : contexte de lieu, de temps, etc.
C’est assez enervant d’ailleurs de ne pouvoir saisir physiquement cette image.
On ne peut entrer en contact avec elle que psychiquement. La vue est le seul sens pouvant être utilisé ici puisque
même s’il y a son émis par l’original du reflet, le son ne semblera pas provenir de l’image reflétée.
Etude à développer.