(12/07/06)
Je n’ai pas de terre. Nulle part n’est chez moi.
Mon foyer, où qu’il soit, est ma seule demeure.
Je ne fais parti d’aucune population parce que je ne me reconnais dans aucune d’elle.
Je me sens un peu étranger partout. Et je sais qu’il ne m’est pas nécessaire de voyager car partout je resterais un étranger.
Je viens d’une civilisation inconnue et sans doute inexistante. Ou bien existante seulement dans l’imaginaire.
Je n’ai que 26 ans, je pense être encore frais, mais j’ai traversé les âges, rejeté les dictats des religions et des morales, repoussé les limites de mes certitudes dans les abysses du doute et du scepticisme ; et, mis en place ma propre réflexion.
Je m’instruis et je cultive comme des magnifiques fleurs les innocences et jeux de l’enfance, sans rejeter pour autant l’adulte que je deviens.
Je me suis sexuellement libéré, battu pour ne pas tomber dans la dépression, contre les crises d‘angoisse, pour continuer à désirer et à m’émerveiller ; mais aussi pour accepter d’être fragile et mélancolique.
Je me suis affûté une lucidité implacable et terrifiante sur le monde dans lequel nous vivons, et me suis libéré du totalitarisme matérialiste qu’on nous impose avec violence.
Je peux me vanter d’être encore en colère, parce que non résigné.
Je suis un être libre, et chaque jour un peu plus.
Il n’y a de liberté, de totale liberté, que dans la création.